Quand refaire sa toiture et quel matériau choisir ?

Une toiture devrait normalement durer de 25 à 30 ans avant d’être renouvelée entièrement, mais ce n’est pas souvent le cas dans la pratique. Des conditions climatiques difficiles ou les attaques de mérule pleureuse peuvent obliger à refaire sa toiture bien avant. Quand est-ce le bon moment et quels matériaux s’y prêtent le mieux aujourd’hui ?

Quand refaire sa toiture ?

Le toit est notre meilleure protection contre les intempéries, il faut donc en prendre soin. À la sortie de l’hiver on s’attachera à bien inspecter sa toiture afin de savoir s’il est temps de la refaire ou non.

Le budget à consacrer est assez conséquent. Le coût d’une réfection de toiture peut démarrer à un peu moins de 5 000 $ jusqu’à 10 000 $ pour atteindre de grosses sommes parfois, suivant la surface et les matériaux choisis. C’est le troisième poste de dépenses dans une maison déclaré par les ménages québécois, selon l’APCHQ. Mieux vaut bien s’y préparer.

Plusieurs raisons peuvent pousser à refaire sa toiture comme, par exemple, si :

  • la garantie de votre toit arrive à échéance
  • votre toit n’est plus étanche (signes d’infiltrations)
  • votre toit a subi des dommages (gel, vent, parasites, champignons, affaissement, etc.)
  • la toiture est ancienne et peu sécurisée
  • des bardeaux de cèdre (ou d’asphalte) qui ondulent et qui frisent

Par ailleurs, on préférera les saisons clémentes comme le printemps et l’automne pour refaire sa toiture. L’hiver, il faut en effet pouvoir accéder au chantier qui peut durer plusieurs semaines. Les intempéries ne s’y prêtent pas.

Refaire sa toiture en bardeaux d’asphalte

Malgré sa grande popularité au Québec, la durée de vie d’une toiture en bardeaux d’asphalte ne dépasse guère les 15 ans, à moins d’en avoir pris particulièrement soin et de bien remplacer chaque année les bardeaux endommagés ou manquants.

On constate régulièrement dans la presse québécoise des actions menées contre certains fabricants (IKO, BP, etc.) à cause de bardeaux d’asphalte n’ayant pas tenu leurs promesses de durabilité.

Le CAA-Québec avertit en outre qu’une algue est particulièrement friande de bardeaux d’asphalte et produit des coulisses brunâtres. Il faudra donc veiller à souvent la nettoyer.

Facile à installer et de moindre coût (entre 3,15 $ et 4,75 $ / pi2) le bardeau d’asphalte reste toutefois un choix populaire pour refaire sa toiture.

Refaire sa toiture en zinc

Une solution plus durable pour refaire sa toiture pourrait être le zinc, le cuivre ou l’aluminium. Sur ces matériaux les matières organiques (algues, mousses, champignons, etc.) ne prolifèrent pas. De plus, ces matériaux sont plus résistants à la rouille que l’acier (deux fois plus pour le zinc que l’acier galvanisé par exemple).

Certains installateurs peuvent même garantir un toit en zinc pour 50 ans. Les couvertures en cuivre, quant à elles, n’ont pas besoin d’être peintes ou vernies et ne nécessitent aucun entretien spécifique. Ces avantages viennent à un coût plus élevé.

Refaire sa toiture en pente douce

Les toitures plates, ou en pente douce, sont généralement constituées d’une membrane et de gravier. Il est toujours conseillé de refaire entièrement sa toiture plate pour assurer une bonne étanchéité.

Le coût raisonnable d’une toiture plate (7,50 $ à 9,50 $ / pi2 pour une membrane TPO ou EPDM et de 9,45 $ à 10,50 $ / pi2 pour un toit multicouche en bitume et gravier) par rapport à sa bonne longévité (environ 30 ans) en fait un excellent choix.

Enfin, rappelons que malgré son coût élevé (23 $ à 37 $ / pi2) l’ardoise est le matériau le plus durable pour une toiture et le plus habilité à devenir centenaire sans grand entretien, tout en étant une solution écologique.