Solutions possibles pour une maison qui ne se vend pas

Le marché de l’immobilier change rapidement au Québec, c’est une constatation indéniable, dans un sens comme dans l’autre. Les variations peuvent être fortes d’une année sur l’autre, ainsi que d’une région à l’autre, et sont liées à de nombreux facteurs socio-économiques propre à la belle province. Être propriétaire d’une maison qui ne se vend pas n’est pas une fatalité.

En combien de temps se vend une maison en moyenne ?

Il est normal de compter au minimum 3 mois avant d’arriver à vendre une maison au Québec. Le délai peut aller jusqu’à 7 mois dans certaines régions, avec de grandes disparités parfois d’une année sur l’autre. Dans les grandes villes, comme Montréal et Québec, la tendance reste stable.

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) révélait en 2016 que, selon les données du quatrième trimestre 2015, le délai moyen le plus court se trouvait à Val-d’Or avec 82 jours (moins de trois mois) contre 212 jours à Rivière-du-Loup.

Les courtiers observent que le délai pour arriver à vendre sa maison s’est allongé avec les années : 123 jours en moyenne en 2015, 117 jours en 2014, 110 en 2013 et plus encore pour une copropriété. Il fallait seulement 40 jours en moyenne pour vendre une unifamiliale à Montréal sur duproprio.com en 2012.

Au quatrième trimestre 2017, le marché a cependant repris de la vigueur avec des délais moyens en baisse de 9 % a révélé la FCIQ : 110 jours en moyenne pour une unifamiliale.

Une maison qui ne se vend pas : pourquoi ?

Si votre maison ne se vend pas dans les 4 premiers mois il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter car c’est dans la moyenne et les délais semblaient s’allonger d’année en année. Si le marché s’est réveillé très récemment c’est probablement parce que l’offre se raréfie alors que la demande explose. C’est encore plus flagrant avec les copropriétés dont le délai de vente a chuté de 18 % fin 2017 (avec 120 jours en moyenne) !

Reste toujours la possibilité que, malgré une région attirante et un marché porteur, vous avez du mal à trouver preneur. C’est le moment de se poser quelques questions.

Comme : le prix est-il en phase avec les réalités du marché ? C’est un exercice délicat de ne pas sous-évaluer ni surévaluer sa maison.

Votre maison qui ne se vend pas est-elle bien mise en valeur ? Donne-t-elle envie d’y séjourner ? Avez-vous pensé à tous les petits détails qui peuvent décider un acheteur ?

D’un point de vue logistique, avez-vous tout fait pour rendre les visites facilement organisées, à toute heure ?

Maison qui ne se vend pas : les solutions possibles

Les prévisions sont plutôt bonnes pour les années à venir et les vendeurs devraient avoir de quoi se réjouir. Mais les variations régionales sont grandes. En 2017 ce sont les maisons de luxe qui trouvaient facilement preneur à Montréal alors que d’autres se vendaient sous leur évaluation municipale à Québec.

Quand on vend sa maison, il est essentiel de se tenir informé des actualités régionales et notamment immobilières. Le prix de vente et le délai peuvent varier dans des fourchettes, haute ou basse, atteignant parfois 20 % à 6 mois près. Le prix peut être réajusté pour coller à la réalité.

Autre solution possible, bien mettre en valeur son bien est primordial. Ceci inclut :

  • des pancartes « à vendre » bien visibles, propres avec un numéro qui répond
  • une présentation extérieure chatoyante
  • un intérieur mis en valeur et neutre pour plaire à un maximum de goûts
  • une belle luminosité, des parfums, des couleurs, etc.

Les astuces de valorisation immobilière (ou « home staging ») aideront à bien mettre en valeur une maison qui ne se vend pas.