L’air est-il trop sec dans votre maison ? Nos conseils pour y remédier sans humidificateur

Il n’est pas rare que l’air d’une habitation soit trop sec (ou à l’inverse trop humide). Lutter contre un air trop sec vous évitera beaucoup d’ennuis de santé. Mais il ne faudrait pas pour autant que votre intérieur favorise l’apparition de champignons et moisissures friands d’humidité dans l’air. L’équilibre parfait demandera de se pencher sérieusement sur la question et d’éviter quelques mauvais réflexes.

Quels sont les réglages intérieurs recommandés ?

Le CAA-Québec a établi des valeurs de référence pour la météo intérieure de votre habitation. Pour savoir si l’air est trop sec, la valeur de référence est le taux d’humidité relative (HR). En-dessous de 30 %, l’air est trop sec. Un taux d’HR supérieur à 60 % crée à l’inverse un milieu propice à la moisissure et à la prolifération des acariens.

Les recommandations sont de rester en bas des 50 % d’HR pour éviter d’avoir un air trop sec chez soi sans pour autant favoriser l’apparition d’envahisseurs. L’hiver, alors que les conditions météorologiques extérieures sont plus humides, il est recommandé d’abaisser l’HR vers 30 %.

En moyenne, vous veillerez donc à rester dans une fourchette allant de 30% à 50% d’HR recommandée sous nos latitudes. Cette règle s’accompagne d’un conseil : celui de ne pas surchauffer votre lieu de vie.

Comment savoir si l’air est trop sec chez vous ?

L’hiver, s’il n’y a pas un peu de condensation en bas des fenêtres c’est probablement que l’air est trop sec à l’intérieur. La poussière va d’autre part s’accumuler plus rapidement.

Il y a aussi des signes physiques qui ne trompent pas quand l’air est trop sec, comme par exemple :

  • gorge irritée
  • lèvres gercées
  • muqueuses asséchées, bouche pâteuse
  • picotement des yeux et du nez
  • saignements de nez
  • allergies à répétitions
  • crises d’asthme
  • sécheresse oculaire
  • dermatite (peau sèche)

Vous pouvez compter sur l’assistance d’un appareil de mesure d’humidité pour vérifier la qualité de l’air que vous respirez à la maison : un hygromètre. Il en existe de différentes sortes et à différents prix. Comptez environ une vingtaine de dollars pour les modèles de base et même moitié moins pour une version analogique. D’autres modèles plus complexes sont de véritables stations météo de maison.

Avec les progrès des objets connectés il est même possible de s’équiper d’une télécommande via une application sur cellulaire afin de contrôler chaque pièce de sa maison séparément : chauffage, humidité, aération, etc.

Quelles sont les causes d’un air trop sec ?

Le système de chauffage est l’une des premières causes d’un air trop sec dans les intérieurs habitables, que ce soit à la maison ou au bureau. Les calorifères, tels que le chauffage électrique, assèchent l’air et réduisent considérablement le taux d’humidité dans une habitation.

Si vous passez souvent l’aspirateur et que l’appareil n’est pas muni de filtres Hepa, l’air ambiant risque de se charger en micropoussières malvenues.

D’autre part, bougies (à la paraffine), encens, parfums d’ambiance sont à proscrire dans un air trop sec car ils contribuent à l’assécher encore plus.

Une mauvaise ventilation et une isolation trop hermétique empêchent également l’air de l’intérieur d’une habitation de circuler et peuvent causer son asséchement excessif. L’isolation c’est bien, mais il faut que l’air qu’on respire circule.

Les bons réflexes dans un air trop sec

Ouvrez souvent les fenêtres, pas plus de quelques minutes, juste pour aérer et laisser s’échapper la poussière. La bonne ventilation et l’aération efficace de votre intérieur sont les principales alliées dans un intérieur trop sec. N’hésitez pas à le faire, même si la température extérieure est basse. Le froid favorise la sécheresse de l’air, mais il n’y changera rien que vous ouvriez les fenêtres ou pas.

Si vous ouvrez la porte de la salle de bain après la douche, vous apporterez un peu d’humidité dans les pièces de la maison sous forme de vapeur, surtout si vous bénéficiez d’une bonne ventilation générale.

Des linges humides suspendus ou l’usage du fer à repasser et de casseroles d’eau mise à chauffer apporteront un peu de vapeur d’eau dans l’air et de la buée sur les vitres. En bref, étendez le linge dans la maison, repassez et cuisinez (sans la hotte aspirante) !

Chauffez moins (pas au-delà de 21°C et de préférence à 19°C, voire moins dans les chambres. Il est d’ailleurs mieux de privilégier un air frais dans les chambres pour un bon sommeil.

D’autres astuces efficaces permettent de lutter contre l’air trop sec intérieur qui peut rapidement dégrader la santé, particulièrement chez les personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires ou d’eczéma. De plus, sachez que les virus tels que la grippe aiment les airs trop secs.

Comment remédier à un air trop sec sans humidificateur ?

Pour vous passer d’humidificateur, vous pourrez faire comme nos grands-mères et accrocher des petits vases remplis d’eau sur les radiateurs. Pensez à les changer régulièrement.

Certaines plantes vertes sont particulièrement adaptées aux intérieurs asséchés car elles rejettent naturellement un peu de vapeur d’eau par transpiration. Ce sont par exemple :

  • la fougère de Boston (qui aime l’humidité et les vaporisations fréquentes)
  • le philodendron (a besoin d’une humidité importante et non calcaire)
  • le pothos (demande peu d’entretien)
  • la gerbera
  • la schefflera
  • le cyclamen
  • l’areca (peut être toxique pour les chats)
  • le dieffenbachia (peut être toxique pour l’homme, se laver les mains en cas de contact et à laisser hors de portée des enfants)

D’autres plantes sont capables de dépolluer l’air intérieur qui peut être envahi de COV, d’ammoniac ou de fumée (de cigarette, ou d’émanations de cheminée, de poêle, etc.). La sensation de sécheresse dans l’air peut aussi provenir d’émanations de polluants comme le formaldéhyde (formol) ou le toluène.

Les brumisateurs sont également d’excellents moyens d’apporter de l’humidité dans un intérieur trop sec. Ils peuvent être placés près de vos plantes pour ainsi faire double usage : humidifier l’air ambiant et apporter une humidité constante sur le feuillage de plantes qui en sont friandes.

Bref, transformer son intérieur en forêt tropicale sans pour autant favoriser l’apparition de champignons, moisissures et autres parasites est un véritable art de vivre !